Qui sommes-nous ?

  •  Ardoisières d'Angers aujourd'hui


siège social Ardoisières d'Angers

 

 

Filiale du groupe industriel IMERYS, près de 190 collaborateurs fabriquent annuellement près de 10 000 tonnes d’ardoises Angers-Trélazé®, et se répartissent sur trois sites :

 

 

• Le siège social, qui abrite le service commercial et les services administratifs ;
• La carrière souterraine des Grands-Carreaux (près de 500 m sous terre), d’où sont extraits les blocs d'ardoise ;

• L'usine des Fresnais, dans laquelle les blocs d’ardoise sont transformés en produits finis.

 

La société compte désormais trois activités :


- L'ardoise de couverture Angers-Trélazé®,

- L'ardoise d'ailleurs,

- L'aménagement paysager

 

 

 

  • Un peu d'histoire...

 

La légende attribue la découverte de l'utilisation de l'ardoise comme matériau de couverture, à l'évêque d'Angers, Licinius, en 592, devenu Saint-Lézin, patron des ardoisiers.

 

Les premières traces d'exploitation de carrières d'ardoise apparaissent dès le VIIIème siècle. A cette époque, le schiste de Trélazé est alors essentiellement utilisé en tant que pierre à bâtir, pour la réalisation de murs de maisons, manoirs et châteaux.

 

Château d'Angers

Le Château d'Angers, élève ainsi ses multiples donjons constitués de moellons d'ardoise de Trélazé.

 

 

Ce n'est que vers le XIIème siècle que nos ancêtres ont commencé à utiliser l'ardoise comme matériau de toiture.

 

Il faut attendre le XVIème siècle pour que l'ardoise devienne le matériau de référence sur l'ensemble des demeures royales et seigneuriales, comme les Châteaux de la Loire ou le Château de Versailles.

 

 

Bref historique

 

En 1406, la carrière de Tire Poche ouvre (première connue dans la région), suivie par celle du Bouc Cornu en 1457. Elles produisent une excellente ardoise choisie plus tard pour couvrir par exemple les toits du Château de Chambord.

 

Au fil des ans, les perreyeux (ou carriers) creusent, au prix d'un travail pénible, plus de 30 carrières. Ainsi, apparaissent sur la veine de schiste ardoisier, buttes et carrières aujourd'hui inondées, appelées désormais "vieux fonds".

 

A cette époque, les ardoisières à ciel ouvert bénéficient d'une belle notoriété. Au XVIIème siècle, 250 ardoisiers produisent annuellement quelques 5 millions d'ardoises. Au XVIIIème siècle, les exploitations de Villechien, La Paperie, l'Aubinière, la Noue et les Carreaux emploient déjà plus de 600 ouvriers.

 

Tout au long de l'Ancien Régime, l'extraction ardoisière se fait manuellement en connaissant un début de spécialisation entre les ouvriers "d'en haut" (de surface), et "d'en bas" (de fond).

 

Jusqu'en 1789, les communautés religieuses sont les principaux propriétaires des terrains ardoisiers. Elles en concèdent l'exploitation à des entrepreneurs qui, eux-mêmes, vendent le schiste à des ouvriers. Ces derniers se chargent de son extraction et de sa taille, puis recèdent les ardoises obtenues aux entrepreneurs.

 

En 1830, l'avènement de la  machine à vapeur permet de s'enfoncer jusqu'à 180 mètres sous terre. L'installation du gaz en 1847 et la production d'électricité en 1878 orientent l'activité vers l'exploitation en mine. Apparaissent alors les chevalements du Champ Robert, Hermitage, Fresnais, Monthibert, Grands Carreaux, nécessitant le travail de plus de 3 000 personnes. 

 

En 1891, les plus gros producteurs fusionnent pour donner naissance à la Société des Ardoisières d'Angers.