Glossaire
Cette rubrique vous permet de trouver facilement toutes les définitions des termes techniques couramment utilisés dans l'univers de la couverture ou des termes techniques propres à l'ardoise.
A / B / C / D / E / F / G / J / L / O / P / R / S / T / V
A
ABSIDE
Surface de couverture de la forme d’un demi-cône droit, ou parfois polygonale, soit accolée à un mur ou raccordant deux versants opposés.
APPROCHE
Dans une rive en arêtier, ardoise(s) biaise(s) placée(s) à la suite de l’arêtière. Dans une noue à fendis ou un renvers rond, ardoises biaises reliant le plan carré aux fendis.
ARDOISE
Pierre dont sont tirés les petits éléments plats, rectangulaires ou carrés, que l’on place sur les toits pour constituer la couverture d’un bâtiment.
Le mot " Ardoise " employé seul désigne exclusivement toute plaque issue du schiste ardoisier.
ARETIER
Ligne saillante inclinée, droite ou courbe, formée pour l’intersection latérale de deux versants d’une toiture. Un arêtier est constitué de deux " rives en arêtier ".
ARETIERE
Première ardoise biaise disposée au droit d’une rive en arêtier.
B
BARDAGE
Revêtement de mur extérieur. Le support bois recevant le parement est fixé sur la maçonnerie avec interposition ou non d’un matériau isolant.
BARDELI
Rang d’ardoises disposé sous le débordement des rives de couverture pour protéger une planche ou un chevron de rive.
BIAISES
Ensemble des ardoises constituant une rive en arêtier ; Arêtière, approche(s) et contre-approche.
BRIS (ligne de)
Arête horizontale formée par le changement de pente d’un comble " à la Mansard ".
BRISIS
Versant inférieur d’un comble " à la Mansard ".
BRISURE
Ligne d’intersection horizontale de deux pans de toiture superposées et formant un angle rentrant.
BROUILLEE (couverture) :
Couverture d’un toit avec des ardoises de toutes dimensions. Les ardoises, de formats rectangulaires, comportent différentes hauteurs déterminées et des largeurs variables.
C
CAPILLARITE
Propriété que possèdent les liquides de remonter le long de deux parois rapprochées. Plus l’inclinaison des éléments est faible, plus la remontée par capillarité est importante. La couverture en petits éléments plats prend en compte ce phénomène qui influe sur le recouvrement et sur le format des éléments à utiliser.
CHANLATTE
Bois de couverture de section trapézoïdale. Fixée horizontalement sur les chevrons en rive d’égout, elle supporte en le redressant le premier rang d’ardoises.
CHASSIS
Ouvrage de menuiserie fixe ou ouvrant destiné à l’éclairage des combles.
CHATIERE
Accessoire destiné à l’aération du comble ou de la sous-toiture.
CHEF
Chacun des bords d’une ardoise (1 chef de base, 1 chef de tête et 2 chefs de côté)
CHENEAU
Caniveau supporté par un fond, le plus souvent métallique, situé en rive d’égout et destiné à la collecte et à l’évacuation des eaux pluviales.
CHEVRON
Elément constitutif de la charpente servant de support direct à la couverture.
CLAIRIE
Revêtement vertical en ardoise.
CLIVAGE
Rupture d’un minéral suivant son plan de fissilité.
CLOU
Attache métallique des ardoises dans le système de pose au clou sur support continu en volige. Les ardoises peuvent être fixées à 1 ou 2 clous suivant le cas.
COFFINE
Ardoise naturellement convexe dans le sens de sa hauteur (longrain).
Produit rare, les coffines sont utilisées pour la couverture des dômes et brisis à l'impériale.
COMBLE
Ensemble du volume constitué par la charpente et la couverture.
CONTRE-APPROCHE
Dans une rive en arêtier, ardoise biaise placée à la suite de ou des approches.
CONTRE-LATTE
Latte de forte section clouée sur la face supérieure des chevrons, après mise en place d’un écran souple, afin de relever le niveau d’appui des liteaux.
COYAU (ou coyalure)
Egout retroussé provoqué par un changement de pente en bas de versant et formant une brisure.
CROCHET
Attache métallique des ardoises dans le système de pose au crochet sur liteaux.
CROUPE
Pan de toiture de forme généralement triangulaire délimité par deux arêtiers et une rive d’égout.
D
DECHANGE
Dans la couverture dite " à la suite ", diminution du nombre d’ardoises par rang permettant de repartir avec des ardoises de largeur suffisante.
DESSAUTAGE
Une brisure entre deux versants de pentes différentes peut nécessiter un changement de modèle ne permettant pas l'alignement des liaisons. Dans ce cas, prévoir un déssautage avec doublis sur le versant supérieur.
DEVERSEE
Ouvrage de raccordement d’un plan carré avec une paroi verticale, exécuté avec fendis en ardoise. L’étanchéité est assurée par une bande métallique avec solin engravé et scellée dans la maçonnerie.
DEVIRURE
Rive latérale légèrement redressée par une petite latte permettant le renvoi de l’eau sur le versant.
DOUBLIS
Rang d’ardoises de hauteur égale au recouvrement plus le faux pureau. Disposé sous le 1er rang d’ardoises entières, il constitue la rive d’égout à deux épaisseurs.
D.T.U. (Document technique unifié)
Document constituant la codification de mise en œuvre d’un produit suivant les règles de l’art. Les techniques visées par le DTU sont dites " traditionnelles ". Pour les travaux de couverture en ardoise, D.T.U. n°40.11 (NFP 32-201).
E
ECAILLE
Ardoise dont le chef de base est découpé en demi-cercle.
ECLIMETRE
Petit appareil servant à mesurer la pente d’un toit.
EGOUT
Ligne basse, droite ou biaise d’un pan de couverture.
ENCLUME (de couvreur)
Sorte de T en acier servant d’appui pour la taille et la recoupe des ardoises sur chantier.
EPAUFRURE
Taille en biseau des bords (chefs) de côtés de l’ardoise, produite par le rondissage. Une ardoise est dite " à l’endroit " lorsque l’épaufrure est apparente sur le toit.
EPAULEMENT
Angles abattus en tête d’une ardoise.
EPI
Elément décoratif qui coiffe un poinçon.
F
FAITAGE
Ligne haute droite ou biaise d’un toit, formée par la rencontre de deux versants opposés. Ouvrage assurant l’étanchéité de cette ligne.
FAITIERE
Elément de terre cuite spécialement conçu pour le recouvrement du faîtage.
FAUX PUREAU
Partie cachée d’une ardoise égale au pureau et située sous le pureau du rang qui la recouvre.
FENDIS
En fabrication, produit de la fente d’un bloc de schiste à l’épaisseur d’une ardoise mais non aux dimensions. Le fendis devient une " ardoise " après l’opération de rondissage.
En couverture, ardoise étroite destinée à la confection des noues, déversées, ou renvers en ardoise.
FENTE
Opération de débitage d’un bloc de schiste, suivant son plan de fissilité, permettant d’obtenir des fendis.
FISSILITE
Aptitude de certains minéraux, tels que les schistes ardoisiers, à se fendre en feuillets minces et parallèles.
G
GIRONNEE (Couverture)
Surface de couverture réalisée avec des ardoises de forme trapézoïdale, dont toutes les liaisons convergent vers un même point de fuite.
GOUTTIERE
Canal destiné à la collecte et à l’évacuation des eaux pluviales. Plus légère que le chéneau, elle peut être pendante ou portée.
J
JOUEE
Côtés d’une lucarne. La jouée peut être verticale, biaise ou arrondie.
L
LATTES (de redressement)
A la même fonction que la chanlatte.
LATTIS
Ensemble des liteaux formant le support de couverture dans la pose au crochet.
LAUZE
Ardoise de couverture épaisse de forme et de format plus ou moins réguliers.
LIAISON
Joint entre deux ardoises d’un même rang, placées l’une à coté de l’autre.
LIGNAGE
Traçage au cordeau de lignes horizontales pour l’alignement du support bois ou des ardoises.
LIGNE DE PLUS GRANDE PENTE
Ligne naturellement suivie par l’eau depuis le point le plus haut au point le plus bas d’un versant.
LIGNOLET
Rive de tête en débordement. Dans un faitage, la rive en débordement doit se situer du côté des vents dominants. A éviter dans le cas d’un site exposé.
LITEAU
Bois de faible section, cloué sur les chevrons et servant de support aux ardoises. L’espacement des bords supérieurs des liteaux est toujours égal au pureau.
LONGRAIN
Sens d’étirement des roches schisteuses à la formation géologique. Compte tenu de sa résistance à la rupture, le longrain doit être parallèle à la hauteur de l’ardoise.
LUCARNE
Ouverture ménagé sur un pan de toiture comportant une baie verticale. La lucarne est abritée par un ouvrage de charpente et de couverture, les côtés forment les jouées. Il existe une grande variété de lucarnes.
O
OURNE
Surface de couverture qu’un ouvrier couvreur peut atteindre et couvrir sans se déplacer sur le toit ; l’ourne détermine l’unité de gerbage des ardoises en attente de pose.
P
PENTE
Déclivité d’un pan de toiture, d’une gouttière, etc. En principe, la pente est exprimée par la dénivelée (différence de hauteur) rapportée à l’unité de longueur horizontale (par ex. 35cm par mètre) ou par leur rapport en pourcentage (pente de 35%). Ne pas confondre la pente avec l’inclinaison, mesure de l’angle formé avec le plan horizontal, exprimée en degrés.
PUREAU
Dans une couverture en petits éléments, partie apparente de ceux-ci après leur mise en place. Cette longueur détermine l’espacement entre les liteaux.
R
RECOUVREMENT
Principe de base dans la conception d’une couverture. Il consiste à assurer l’étanchéité par la superposition des éléments entre eux.
RENVERS
Le renvers est la ligne de raccordement entre un versant incliné et un pan vertical.
REPARTON
Petit bloc de schiste, issu du débitage, aux dimensions approximatives des ardoises à fabriquer. Le reparton est ensuite fendu suivant le plan de fissilité.
RIVE (d’égout, de tête, latérale)
Extrémité latérale d’un pan de toiture, autre que le faite ou les égouts (droits ou biais). Une rive est dite droite si elle est parallèle à la ligne de plus grande pente, biaise dans le cas contraire (la rive biaise que fuit l’eau est en général un arêtier). La rive de tête d’un pan de toiture est son bord supérieur, lorsque celui-ci n’est pas un faitage.
RONDISSAGE
Opération de taille des fendis aux dimensions définitives des ardoises. Le rondissage permet d’obtenir l’épaufrure.
S
SAUTON
Ardoise qui ne couvre ni ne supporte aucune liaison. Il est préférable de l’éviter pour des raisons d’esthétique et de solidité.
T
TERRASSON
Versant supérieur d'un comble "à la Mansard".
TRANCHIS
Coupe droite ou biaise d’une ardoise d’approche, à placer le long d’une rive d’arêtier ou d’une noue.
V
VERSANT
Partie d’un toit généralement de surface plane triangulaire, carrée, rectangulaire, trapézoïdale, limitée au minimum sur trois côtés, souvent quatre et parfois davantage, par une ou plusieurs lignes de couverture : égout, rive latérale, rive de tête, faîtage, arêtier, noue. Le nombre de versants définit différentes formes de toits : toit à un, deux, trois, quatre versants, etc…
VOLIGE
Planche de bois servant de support à différents types de couverture. Les voliges ont une section rectangulaire, leur largeur varie de 8 à 20cm et leur épaisseur de 8 à 27mm. Elles sont généralement en sapin ou en peuplier.
VOLIGEAGE
Support de couverture réalisé en voliges. Les voliges peuvent être posées avec un écartement plus ou moins important, ou jointives. Dans ce dernier cas, et bien que l’on parle de voligeage jointif, les voliges sont parfois légèrement espacées (environ 10mm) afin de permettre l’aération de la sous-face du matériau de couverture ; on emploie parfois alors l’expression de voligeage dit jointif.





